Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 23:14

ligne27.gif

 

b-b-s-anim-s---la-brouette-babies_20.gif

Avez-vous gardé votre âme d’enfant ?

Savez-vous encore rêver de mondes fabuleux qui vous emportent loin des réalités du quotidien vers les contrées lumineuses du conte ?

Voici, comme l’année dernière l’occasion de vous lancer dans ce voyage merveilleux avec nous, de paragraphes en paragraphes interactifs le temps de cet Avent.

La règle du jeu est la même : nous lavons lancé une première base, à vous de suggérer la suite en commentaires…

Vous êtes prêts ?

Voici une nouvelle suite  ... à compléter !

 

 

ligne27

 

Il était une fois (bien sûr !) Le Noiraud, un petit ramoneur tout noir de suie qui habitait dans un village au drôle de nom : Sombresombreville .

Oui, vraiment, quel drôle de nom !

En fait,  Sombresombreville était un village toujours plongé dans l’obscurité, étant situé dans une vallée profonde au milieu d’une forêt épaisse composée  de grands arbres noirs et touffus.

Ramoneur-2.gif

 

 

Il faisait si sombre à Sombresombreville que ses habitants - les Sombresombrevillois –  faisaient brûler des chandelles partout et allumaient des feux permanents dans leurs âtres, afin de distinguer le jour de la nuit.

 

Aussi notre petit ramoneur, qui nettoyait toutes les cheminées du village, avait beaucoup de travail et ne restait jamais bien longtemps débarbouillé.


C’est pourquoi il était appelé Le Noiraud et personne ne se souvenait de son vrai nom.

 

Le Noiraud n’avait pas de parents et vivait chez sa vieille grand-mère, si vieille et si fatiguée qu’elle restait toute la journée devant le foyer de sa grande cheminée où souvent elle somnolait et rêvait à des mondes merveilleux. Elle s’appelait Céleste et semblait rapporter directement du ciel toutes les histoires qu’elle racontait à son petit-fils et à qui voulait bien l’écouter.

 

L’histoire préférée du Noiraud était celle du grand royaume doré de la reine Luce  qui se situait quelque part, loin du village de Sombresombreville, très, très loin –oh, oui ! encore plus loin que ça ! C’était un magnifique royaume de lumière comme personne à Sombresombreville ne pouvait même l’imaginer : tout y brillait d’un magnifique éclat et nul n’était besoin de brûler des chandelles pour s’y promener.

 

Le Noiraud demandait sans cesse à Céleste de lui raconter de nouveaux récits de ce monde enchanté en rentrant à la maison.

Et un matin bien sombre, en travaillant sur les toits au milieu des nuages de suie, il  y pensait encore lorsqu'il entendit une conversation remonter de la cheminée qu'il ramonait.

Une voix d'homme et une voix de femme lui parvenaient en volutes enfumées :

-" .... lumière ... soleil ... toujours ... parait-il ..."

- " ... es-tu sûr ?...  mais où?... comment le sais-tu?..."

Le Noiraud voulut en savoir plus et, cessant son dur  labeur, il se pencha, se pencha, se pencha dans le conduit de la cheminée et  bien entendu, ce qui devait arriver arriva, et il tomba dans la cheminée avec son hérisson et la suie qui n'avait jamais été aussi bien grattée !


 

      -          "Eh bien, le Noiraud, lui dit une grosse voix bourrue, tu vas te faire brûler, si tu te mets à ramoner de la sorte: veux-tu donc que l'on t'appelle le Roussi?"

Cette grosse voix bourrue était celle de Messire Marcheloin, le colporteur de Sombresombreville, et il ajouta:

-          "dis-moi Noiraud, voudrais-tu par hasard hausser le prix de ton ramonage en rendant ma cheminée aussi nette que les chaudrons de mon épouse?"

-          "non pas, Messire Marcheloin, et puisque cet accident est le fait de ma curiosité, je ne vous demanderai point d'autre redevance que de m'expliquer ce que vous disiez tantôt à Madame votre épouse!"

-         " Ha, ha, coquin ! tu écoutais donc à la cheminée ?"

-     " mais, répondit Le Noiraud, j’ai entendu des choses si étranges : " .... lumière ... soleil ... toujours » comment cela se peut-il ? Ce que raconte ma grand-mère est donc vrai ? Vous connaissez le grand royaume doré de la reine Lucie ? "

 

Messire Marcheloin sourit mystérieusement et répondit :

- " oui et non : je n'y suis jamais allé car je ne serai pas ici à te parler. On dit en effet que tous ceux qui ont voulu approcher le royaume doré de la reine Lucie ne sont jamais revenus à Sombresombreville. Mais mon grand-oncle Vadlavant avait eu une amourette avec Lucinette, une gentille servante de la reine Lucie. Ils se retrouvaient à l'orée de nos forêts toutes noires et se racontaient de doux secrets.

C'est ainsi que dans l'aube d'un beau jour naissant, la tendre Lucinette fit au vaillant Vadlavant cette confidence :

- " Voici bien des soirs, mon ami que tu me demandes le secret de mon teint éclatant et de mon rire joyeux : j'habite le  royaume doré de la reine Lucie . Tout y brille d’un magnifique éclat et nul n'est besoin de brûler des chandelles pour s’y promener . Tous les habitants portent des noms de lumière comme notre reine Lucie : il y a des Luc, des Lucas, des Luce, des Lucette, des Lucien, des Luciennes, des Luciano, des Lucile  ...  "

- " et toi, Lucinette ! Comme il doit faire bon de vivre dans un pays où la lumière demeure toujours ! Comme j'aimerais y habiter avec toi ! "

-" Oh, mon brave Vadlavant ! ..."




 

   
   

(à suivre ...)

 

 

 

 

 

ligne27


 

 

 

 

 

 

Par Autour de Nicole et Pierre - Publié dans : Avent 2011
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés